đ Mutations et reconversions des industries rĂ©gionales (souverainetĂ© industrielle, dĂ©carbonation, industrie circulaire, agroalimentaire, Ă©lectromobilitĂ©, armement/dĂ©fenseâŠ)
La rĂ©gion Hauts-de-France reste la 4Ăšme rĂ©gion de France quant aux emplois de lâindustrie, qui reprĂ©sentent plus de 13,5% de lâemploi salariĂ© rĂ©gional. Ce constat illustre une forte tradition industrielle, en particulier liĂ©s aux industries de lâautomobile, du ferroviaire ou de lâaĂ©ronautique, mais Ă©galement du textile, de la santĂ©, de la chimie et de lâagroalimentaire.
Cette caractĂ©ristique vient amplifier dans notre rĂ©gion le dĂ©fi et les opportunitĂ©s que constituent pour lâindustrie la prise en compte des transitions Ă©cologiques, numĂ©riques et lâambition de renforcer notre souverainetĂ© industrielle et, en son sein, la capacitĂ© de notre industrie Ă se mobiliser pour lâeffort de dĂ©fense.
Des jalons importants en ce sens existent dĂ©jĂ , Ă lâexemple de lâĂ©tablissement dâune vallĂ©e de la batterie, pour accompagner le virage vers lâĂ©lectromobilitĂ©, mais aussi des projets dâune industrie et de processus dĂ©carbonĂ©s dans le Dunkerquois. Ce contexte nĂ©cessite une Ă©volution des processus, des emplois et des capacitĂ©s industrielles dans les diffĂ©rents territoires de notre rĂ©gion et intĂ©grant la question de la reconversion des entreprises elles-mĂȘmes (notamment les TPE PME).
Lâinterindustrie a estimĂ© une perspective de 185 000 recrutements entre 2025 et 2030 en Hauts-de-France. Lâaccompagnement de ces mutations et reconversions industrielles, soutenues mais parfois subies, implique tout dâabord de travailler en commun, branches professionnelles, partenaires sociaux et acteurs publics, pour anticiper et prĂ©venir les Ă©volutions en emplois, mĂ©tiers et compĂ©tences qui peuvent en rĂ©sulter. Comment anticiper et mettre en place par exemple une GPEC territoriale ?
Cette Ă©tape est le point de dĂ©part pour ensuite venir ajuster et dĂ©velopper les compĂ©tences par la formation des salariĂ©s, notamment en reconversion, des demandeurs dâemploi et des jeunes en formation initiale, selon des modalitĂ©s adaptĂ©es Ă chaque situation et en prenant en compte les contextes budgĂ©taires contraints. Comment mettre en Ćuvre un vrai modĂšle dâaccompagnement de ces reconversions ? Il semble aussi nĂ©cessaire de maintenir lâeffort fait pour lâattractivitĂ© des mĂ©tiers de lâindustrie, en particulier auprĂšs de personnes en reconversion mais Ă©galement des femmes.
Lâactuelle feuille de route du CPRDFOP pour 2025 et 2026 ambitionne des dĂ©veloppements transverses pouvant contribuer Ă lâaccompagnement emploi-formation des mutations industrielles, avec la perspective de mise en place dâune mĂ©thode de dialogue sectoriel et territorial sur les besoins emplois et compĂ©tences, approche Ă laquelle sâajoute une focale sur les secteurs et mĂ©tiers de la transition (Rev3 et COP rĂ©gionale). Une action sectorielle pour renforcer lâattractivitĂ© des mĂ©tiers de lâindustrie est aussi incluse.
Question aux contributeurs :
Quelles prioritĂ©s dâaction devraient ĂȘtre retenues pour la feuille de route du CPRDFOP 2026-2027 afin de rĂ©pondre le plus concrĂštement et spĂ©cifiquement aux enjeux de mutations et transformations industrielles rĂ©gionales ? Quels leviers (anticipation, formation, attractivitĂ©) ? Une focale sur certains secteurs ou territoires, dans une logique dâexpĂ©rimentation et capitalisation, pourrait-elle ĂȘtre proposĂ©e ?Â
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